Archives de Catégorie: japon

Tokyo tower et Odaiba


Tokyo Tower

C’est sous un soleil radieux que nous sommes allés visiter la dame de fer version jap’

C’est déconcertant, car elle fait beaucoup moins imposante que la tour Eiffel dont elle est inspirée, et pourtant elle monte plus haut (bon d’accord, de 8mètre seulement, à ce stade on n’est plus à ça près…)

Tokyo vu d'en haut

Elle possède 2 paliers ouverts au public : le premier à 150 mètres, le second à 250 mètres. Le panorama est impressionnant. Sous vos yeux se déroule un tapis urbain sans fin.

Pourtant, on ne peut pas blâmer le manque de paysage vert, car même en ville on trouve des jardins à foison, jugez-en par vous même !

Du vert au milieu des gratte-ciels

C’est d’autant plus déconcertant lorsque le vert est en hauteur. Les jardins sont omniprésent, car partie intégrante de la culture nippone. Du coup, ce n’est pas rare que des jardins soient construits sur des plateformes accessibles aux occupants du centième étage…

Des bâtiments à perte de vue

Histoire de me montrer un peu plus pragmatique pour ceux que ça intéresserait : le ticket pour 150m est à 1300 yen si ma mémoire ne me joue pas trop de tours…Et comptez 1000 yens de plus pour le second palier. Ne vous arrêtez pas à 150m ce serait vous priver d’une vue inoubliable à laquelle vient se greffer aux gratte-ciels la mer et le tokyo bridge.

Tokyo Bridge et île d'Odaiba

On peut même apercevoir les énormes magasins d’Odaiba dont nous allons fouler le sol cet après-midi !

Vue par la trappe, sujets au vertige s'abstenir !

Le petit bonus : certaines parties du sol sont vitrées pour voir « en dessous ».

Pour se rendre à Odaiba, plusieurs changements sont nécessaires entre les lignes JR, les lignes de métro et la dernière ligne droite qui vaut le coup d’être empruntée au moins une fois, car en train vous passez sur le Tokyo bridge, et le panorama est hallucinant.

Tokyo Bridge

Les architectes japonais n’ont vraiment pas froid aux yeux, je dois leur demander ce qu’ils prennent le matin, ça peut être un bonus ^^

Les architectes d'Odaiba se son fait du plaisir !

Odaiba, c’est le nom de l’île artificielle peuplée essentiellement de magasins tous plus gros les un que les autres. Très agréable pour les ballades (et le shopping forcément) le jour, les promenades nocturnes offrent sans doute un aperçu plus que phénoménal de la baie de Tokyo avec ses lumières… Mais nous n’avons pas traîné jusque-là.

Ceci dit l’après-midi fut suffisant pour constater la folie des architectes japonais, spéciale dédicace à cette énorme sphère métallique qui nous intriguait depuis la Tour de Tokyo…Vue de près c’est pire ! Dire qu’il y a des gens qui marchent dans les couloirs en dessous de cette énormité sphérique… Par contre pour monter dans ce bâtiment c’est payant et vu que nous avions à faire, on a passé notre tour sur ce coup-là.

Baie de Tokyo

La statue de la liberté, au japon ?!

Au passage nous avons salué la petite soeur de la statue de la liberté, politesse oblige.

Ok, on tous posé à tour de rôle...

Puis le reste de l’après-midi dédié au shopping pour tenter de trouver un yukata décent en souvenir pour le paternel, rien de bien folichon à vous montrer pour conclure…

Voilà c’était le dernier article sur la série de nos aventures au Japon, merci à tous de m’avoir suivi au travers de ces quelques photos commentées du mieux que j’ai pu.

Ce n’est pas pour autant la fin de ce blog, j’ai quelques travaux en préparation que je compte partager d’ici quelques jours !

Sayonara, fidèles lecteurs :)

C'était un beau voyage. Content de l'avoir partagé avec mon frère Wilhem et Marion.

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Classé dans japon, Odaiba, Tokyo Tower

Safari Photo à Tokyo

salon international à Tokyo

Voici venu notre dernier jour d’activité organisée par l’agence : une journée de ballade dans Tokyo, où un guide nous emmènera dans des endroits plutôt insolites, connus ou pas des brochures touristiques. Cela commence à remonter, n’ayant pas eu le temps de rédiger l’article sur place, je sors des sentiers battus et vous le fais partager seulement maintenant, mais mieux vaut tard que jamais, cette journée en valait la peine.

Tout d’abord nous nous sommes  rendus dans la baleine, le Tokyo International forum. Fabriqué de manière à représenter l’intérieur d’une baleine, la forme ovale du bâtiment, les poutres incurvés au plafond, telles des vertèbres géantes… C’est imposant, il y a tant d’espace non-utilisé, c’est très rare au Japon. Mais c’est fait dans un seul but : impressionner les étrangers (rappelons que ce lieu est destiné à accueillir des forums internationaux).

Affiche insolite dans un quartier populaire

Cimetière

Ensuite nous sommes passés par les quartiers populaire, discutant du mode de vie japonais avec notre accompagnateur, nous expliquant que le japonais se lève tôt.

Là-bas, pas d’heure en plus ou en moins selon l’été ou l’hiver. Du coup l’été, debout à 5h, le japonais fait du jogging ou autre sport à l’aube, pendant que la température est encore supportable, avant de se rendre au boulot.

Nous traversâmes quelques cimetières typiques d’où l’on pouvait voir percer la brume matinales quelques gratte-ciels avant d’arriver non loin d’Akihabara. Mais d’abord, un marché typique, où notre guide nous trouve un point de vue assez sympa pour prendre quelques photos.

Un des marchés de Tokyo

Petit épouvantail en bois

Il est très tôt mais la population grouille déjà, et l’on peut se replonger dans l’ambiance si particulière que donnent nos amis nippons à ces lieux de commerce.

Car s’ils sont plutôt discrets en tant que personnes, les japonais sont très racoleurs en tant que vendeurs. Pépiant, chantant parfois, les crieurs à la volée sont monnaie courante, des plus vieux aux plus jeunes, unissant pour la vie, les cheveux blonds, les cheveux gris…

Vente de clubs usés

Nos pas nous font passer devant multitudes d’échoppes, de restaurants, tous sujets à anecdotes de notre guide. Par exemple la vente de clubs de golf usés : ce n’est pas que le japonais est golfeur mais n’a pas les moyens d’acheter des clubs de golfs neufs… Que nenni ! Là-bas, le golf est l’excuse officielle du japonais servant à sa femme un plat de mensonges tout prêt pour aller conter fleurette à une compagne illégitime… Du coup il faut bien quand il rentre au bercail qu’il puisse prouver à sa femme que les clubs de golfs ont servi, histoire de se donner un peu de crédibilité…

Le monument des jeux vidéos

Mario nous épie...

Impossible de passer à Akihabara sans visiter LE building dédié aux jeux vidéos.

Véritable temple pour geek nostalgique, on y trouve des reliques sacrées des années 80, y compris le premier jeu 3D où l’on doit regarder à travers un casque pour voir évoluer un Wario légèrement en relief par rapport à l’arrière plan, sous le regard sceptique d’une statue géante de Mario…

Ils  vendent pas mal d’antiquités. J’aurais emmené mon jeu de King-kong des années 80, j’aurais pu le vendre 50 000 yen là-bas !

Des hommes d'affaire venant prier pour réussir

Je passe sous silence la plupart des temples que nous visitons, et vous parle directement du plus amusant, non pas par sa construction ou son histoire, mais simplement par les visiteurs qui y sont au moment où nous passons. Des hommes d’affaire !

Comme nous dit David, notre guide, la religion shintoiste fait état d’environ un millier de divinités. Rien d’étonnant à ce qu’un businessman vienne prier le dieu des affaires de bénir le contrat qu’il va ou a déjà signé…

Un voeu sur une plaquette en bois

Comme toujours on trouve des murs de voeux rédigés sur des plaquettes en bois, mais bon nombre sont décorés de la main d’artistes venant se faire quelque sous dans les temples. Les jeunes filles venant prier pour trouver l’amour estiment que cela ne peut pas leur porter préjudice si elles font offrande de quelques yens et d’un joli dessin !

Une maison construite autour de l'arbre

Avant d’arriver au café où nous ferons notre petite pause, que d’anecdotes ou de photos à vous raconter ! Je partage la photo la plus insolite : un arbre dans une maison ouverte dans une petite ruelle de Tokyo.

Dire que la maison en bois a été construite autour de l’arbre centenaire plutot que de le raser, c’est pas grandiose ça ?

La ballade se poursuit, les points de vue choisis par notre guide se succèdent, et nous mitraillons tant et plus, véritables touristes assoiffés de photos souvenirs à ramener chez nous. Je ne peux me permettre de toutes les afficher ici, mais j’invite mes proches à me les demander, pour ceux qui ne sont pas encore venus les voir à domicile.

Petit panoramique de Tokyo

Flagrante dualité japonaise dans toute sa splendeur : habitat traditionnel en premier plan, gratte-ciels en arrière plan

Tokyo, ses grattes-ciels

Le jour tombe petit à petit, et heureusement pour nos jambes qui fatiguent, car la marche fut longue… Nous nous dirigeâmes vers les plus hauts gratte-ciels de la ville pour en avoir un aperçu nocture, car cela vaut le coup d’oeil, et en effet, pas de déception à avoir.

C’est construit par l’homme, ce n’est pas naturel, mais pourtant… Je trouve que  tous ces buildings ont un rendu graphique très puissant.

L’ascension de l’immeuble nous donnant accès au meilleur point de vue se fait en environ 20 secondes.

C’est grisant, car l’ascenseur est rapide, silencieux, en verre, du coup nous voyons le sol se jeter loin de nos pieds à une allure vertigineuse, les bâtiments s’effacer loin en dessous… Dommage qu’il ne fasse pas encore totalement nuit pour nos photos, car la vue n’en aurait été que plus belle.

Tokyo vu d'en haut

Horloge de Miyazaki

Nous redescendons, et passons devant la fameuse horloge de notre réalisateur de films d’animation favori… Si vous y passez, arrêtez-vous surtout pour le passage à l’heure suivante, ça dure à peine 5 minutes, et je peste contre l’incapacité de mon téléphone ou de mon appareil photo à vous montrer une vidéo potable, car la féérie dégagée par ce mini-spectacle musical, mécanique et nocturne vaut vraiment le détour… A essayer sur dailymotion ou youtube peut-être ?

Nous finissions sur ce moment de douce magie qui nous tiendra rêveur sur le trajet en métro du retour… A tel point que nous perdons de vue Marion ! Coup de stress d’une demi-heure suite à laquelle nous la retrouvons avec mon frère sur le quai…

Tokyo by night

L’aventure de la journée fut longue, mais elle ne conclue pas le périple de nos aventures japonaises, il me reste encore à vous parler de notre journée d’après ou nous avons gravi les marches de la Tokyo Tower jusqu’à 250m de haut, avant de nous rendre sur l’île artificielle d’Odaiba !

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Hakone

En matinée, on s'arrête déjeuner dans un parc

En matinée, on s'arrête déjeuner dans un parc

L’expédition à Hakone s’étale sur 2 jours. Le matin, nous rencontrons notre accompagnatrice, Yuko. Elle a vécu 8 ans en France, donc a un bon français, mais il s’agit de sa première expérience d’accompagnatrice.

Soufrirères du mon Owakudani

Soufrirères du mon Owakudani

Nous prenons d’abord le train. Le trajet est long, et on en passe une majeure partie debout… Du coup c’est avec plaisir qu’on prend une pause déjeuner dans un parc charmant, vert, d’où l’on peut voir les montagnes environnantes. Plus particulièrement, on peut voir une montagne sur laquelle apparaît un kanji géant !

Kanji géant sur le flanc de la montagne

Kanji géant sur le flanc de la montagne

Nous reprenons la route par le funiculaire et enfin des télécabines pour nous rendre au Mont Owakudani. Sa particularité ?

Source thermale en plein air

Source thermale en plein air

Des soufrières, responsables à la fois des nombreuses sources thermales de la région, mais aussi des oeufs noirs, spécialités régionales. Selon la légende, en manger un allonge l’espérance de vie de 7 ans.

A part ça, la coquille est vraiment noire, c’est bluffant. Quant au goût, hé bien…Le souffre a déjà l’odeur d’oeuf, du coup, c’est un oeuf qui a un goût d’oeuf encore plus prononcé, mais rien de plus.

Nous rentrons finalement à l’hôtel. Luxueux, belle vue, et source thermale en plein air…C’est un régal !

Le dîner est typique, mais bien plus à notre goût que celui de Miyajima, sans doute parce qu’il y a moins de gelées.

Bateau sur le Lac Ashi

Bateau sur le Lac Ashi

Le lendemain, nous avons la ballade sur le lac, dans un paquebot que l’on croirait sorti tout droit des films d’aventures des pirates, corsaires et autres du genre.

On en profite pour se ballader dans les environs. Plus tôt dans la matinée, nous visitions des postes douaniers de l’ère d’Edo. Peu intéressant, mais instructif. J’ai juste retenu qu’à l’époque il y avait des douanes frontalières internes au japon, chaque seigneur avait son domaine et ses frontières, pour éviter que les brigands ne passent d’un sous-royaume à un autre. Bien sûr cela servait d’excuse également pour se servir au passage des vivres ou de collecter des taxes…

Kendokas

Kendokas

Finalement notre marche nous entraîne du côté d’un temple et surtout d’un centre de Kendo, ou se déroule la finale d’un tournoi junior.

Ils ont beau être petits, ils sont hargneux les bougres ! Chaque attaque ou parade est l’occasion de crier. J’ignore si c’est pour déconcentrer l’adversaire ou se galvaniser, mais pour sûr ils y mettent du coeur, ça fait plaisir à voir. Et vu la foule, c’est vraiment populaire.

Pyramide humaine devant le tori du lac Ashi

Pyramide humaine devant le tori du lac Ashi

Ensuite, avant de rentrer, nous longeons les rives du lac jusqu’ à un tori géant qui me fait beaucoup penser à celui de Myiajima.

On ne peut s’empêcher de s’y photographier avec le reste du groupe.

Ensuite, l’après-midi tirant sur sa fin, nous rentrons à Tokyo après avoir fait nos adieux à notre joyeuse Yuko. Il nous reste 2 jours avant de rentrer en France à ce moment là. Prochain article sur notre dernier jour de visite (vu que le surlendemain est destiné à dormir, acheter un yukata pour le paternel et laver la chambre, plier bagage) à la tour de Tokyo et l’île artificielle d’Odaiba !

Photo de groupe, lac Ashi

Photo de groupe, lac Ashi

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Cérémonie du thé

jardin dans les hauteurs de l'immeuble

jardin dans les hauteurs de l'immeuble

Allez, avant d’aller me pieuter, je comble un peu le retard sur mes rédactions et vais vous parler succinctement de la cérémonie du thé. Tout d’abord nous nous rendons dans un luxueux hôtel de Tokyo, au xème étage (x est une inconnue, pas le dix en chiffre romain…) et là surprise, on se croirait dans un ryukan traditionnel. Un jardin très élaboré, inspiré par le poème qui régit l’atmosphère de cet appartement aménagé et qui figure dans une sorte d’antichambre dont je ferai mention plus tard.

La cérémonie du thé ne porte pas ce nom pour rien. Instaurée par les samourais de l’ancienne époque, elle comporte un ensemble d’étapes régies par des règles de courtoisie très strictes, terriblement pompeuses auxquelles mon éducation occidentale m’a sans doute imperméabilisé.

A la base il s’agissait donc d’un cérémonial huppé, plutôt réservé à la haute société, donc rien d’étonnant à ce que tout dans cette simagrée soit si exagéré, si surfait. Pardon, je m’aperçois après relecture que mon discours est un brin orienté, je vais tenter de retourner dans une vision plus objective, plus factuelle. Mais vous me connaissez, je vous donnerai mon avis de toutes façons ;-)

Purification des mains

Purification des mains

Tout d’abord, on se purifie les mains. D’abord la gauche, puis la droite (en faisant couler l’eau suffisamment loin de la source pour ne pas la souiller), puis la bouche, mais l’eau ne devant pas être bue, on la recrache le plus discrètement possible dans la main gauche et dans un même mouvement fluide, secouer sa main gauche pour libérer l’eau recrachée. Le peu d’eau restant dans la louche en bois (j’en ignore l’appellation exacte et contrôlée) est reversée sur les mains en la mettant à la verticale, avant de reposer ladite louche sur le bord de la source.

Préparation du thé

Préparation du thé

Pâtisserie délicieuse en forme de pèche

Pâtisserie délicieuse en forme de pèche

Ensuite, on s’asseoit sagement dans le salon pendant que l’hôte prépare le thé. Nous sommes 8 en tout, donc la dame qui nous reçoit ne le fait que pour un (moi en l’occurence) pour nous montrer comment cela doit se passer, tandis que son acolyte dans l’arrière chambre du salon le prépare pour tous les autres en version accélérée. Je dis accéléré car la dame d’un âge respectable prend son temps, chaque geste semble mesuré, précis, soutenu. C’est hypnotique au début, on m’a tellement parlé de cette cérémonie…Mais sur la fin, on tire vraiment sur le pénible, on a plus que l’envie qu’elle nous serve son thé et qu’on le boive.

Juste avant, pardon pour l’ellipse narrative, je me rends compte que j’ai oblitéré la dégustation des friandises. On nous sert une pâtisserie à base de pâte de riz, parfumée à la pèche. Très sucré, terriblement délicieux. Sa digestion aide à patienter pendant la préparation du thé en fait ;-)

Enfin on me présente la tasse de thé. On me la tends, je dois demander la permission à mon voisin pour boire, après avoir remercié celle qui me tend la tasse. Je dois la tourner en sens contraire des aiguilles d’une montre avant de la boire, et lorsqu’elle est finie la retourner pour la remettre dans sa position d’origine. Après chaque gorgée il est de bon aloi d’admirer la tasse. Sous tous ses angles. Précision, les politesses d’usage mises à part, on ne parle pas pendant une cérémonie du thé. On profite juste de l’instant présent, du calme, de la présence de son hôte, de la saveur du thé (pour information, il est âcre et amer, plutôt salé), et de la vue sur le jardin zen, en réfléchissant à ce qu’il vous inspire.

Qui a dit que les japonais étaient nuls en pâtisseries ?

Enfin on passe dans une petite pièce, et là on peut à loisir (parce que de toutes façons il  n’y a rien d’autre à faire) réfléchir sur le thème du poème en kanji écrit sur un rouleau présenté au fond de la pièce. Ce poème, en français nous le désignerions plutôt par le terme « axe de réflexion philosophique », car il s’agit souvent, bien que sa tournure ne soit pas littéralement interrogative, d’une phrase que vous fait réfléchir à un thème particulier.

Au total, une cérémonie du thé peut durer de 3 à 5 heures. Sans parler. Juste à déguster du thé, regarder son hôte le préparer, admirer un jardin, une tasse, la tourner dans un sens puis dans l’autre, et réfléchir au sens de son existence. Ca faisait longtemps que je ne suis pas si content d’être un gaijin occidental !

Bloggestement vôtre,

Raphaël.

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Un peu de retard sur le blog

Le yukata, habit du rotenburo

Toutes mes excuses pour le retard, mais tête en l’air que je suis, j’ai oublié mon câble pour récupérer les photos depuis mon appareil photo sur mon ordinateur à Toulouse. Fort heureusement mon frère est moins tête en l’air, et a le même appareil que moi (quoique la tournure inverse eut été plus juste vu que j’en ai fait l’acquisition après lui parce que j’étais satisfait de ce que permettait ladite machine). Première difficulté pour l’acquisition des photos, nous sommes deux à nous disputer le câble en rentrant le soir (quand il nous reste de l’énergie pour ça, en général nous arrivons sur les rotules…)

Je ne sais pas me tenir, avant ou après avoir bu le saké

Bref du coup entre les arrivées tardives la nuit tombée et les activités sur plusieurs jours où l’on ne rentre pas à la résidence, pas toujours facile de tenir à jour le blog… Enfin bonne nouvelle, j’ai fini l’acquisition des photos des 3 derniers jours (photos de nos 3 reporters, comprenant ma cloche chérie, le frangin et moi-même) du coup je devrais être à même de reprendre la rédaction d’articles faciles à lire pour mes lecteurs critiques et aisés à coucher sur le pap… pixel pour mon cerveau fatigué (-_-) » d’ici la fin de la semaine. Vendredi je pense, puisque dernier jour de congé, au calme de retour à mon appartement toulousain.

Il me restera à vous raconter les vertus des bains chauds de Hakone, les principes de la cérémonie du thé, les bons coins photo dans Tokyo, et autre trucs à venir demain et après demain, derniers jours de notre périple japonais…

A très bientot donc !

A très bientôt !

A très bientôt !

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Narita

Encore un temple

Dernier jours de validité du Japan Rail Pass. Cherchant à renouveler une expédition aussi charmante que la veille, on se lève de bonne heure encore une fois, partons à la gare plein d’espoir…Pour déchanter aussi sec. Au sens figuré d’un parce que pour aller comme on se l’était dit à Takayama il faut 5 heures et le trajet est trop long, et de deux parce qu’il s’est mis à pleuvoir. L’avantage est que la température diminue, frôlant dangereusement le niveau du supportable.

Du coup je l’avoue, contrairement à hier, on était tellement dépités que nous n’avons même pas pris la peine de feuilleter nos livres pour voir ce qu’on regardait (de toutes façons nos bouquins ne contenaient pas grand chose sur Narita, si ce n’est la zone des temples). Du coup je vous fais grâce des sempiternelles photos de pagodes ou de temples dont je ne connais même pas l’histoire pour vous donner en revanche les clichés qui m’ont fait sourire aujourd’hui (et il en fallait par ce temps de chien :D).

Dragon d'or sous la cloche

Premièrement, la grosse cloche à l’entrée du temple, possède si on regarde dessous, un bas-relief assez stylé en forme de dragon d’or.

La photo peut prêter à confusion, je parle bien de la cloche, l’objet qui fait « gong », pas de la personne qui apparaît brièvement en haut à droite ;) et que j’aime beaucoup.

Ensuite, juste après en rentrant de part et d’autre de la grande porte on a deux mini-étangs dont l’un avec un rocher en forme de tortues…Et je vous le donne en mille, le bassin est blindé de ces anapsides, presque autant que le rocher lui-même.

Des tortues dans un temple en plein centre-ville...

Statues derrière le temple

Troisième choc, la visite se poursuivant, derrière le temple principal, un mur recouvert d’inscriptions, surplombé par une pente graveleuse où aux rochers se mèlent…des statues ! Fondues dans le décor, elles semblent presque sortir de la forêt qui domine le tout…

Le quatrième choc n’a pas de preuve photographique malheureusement, « Elle » ne m’en a pas laissé le temps. Dans les puits à offrandes où les japonais jettent abondamment des pièces, il y avait un billet de mille yens. Ces japonais sont soit fous, soit très généreux. Peut-être un peu des deux :P

ça donne envie, non ?

Lassés et fatigués, je pense pas complètement remis de l’excursion de la veille nous rentrons, achetant nos bentos sur le retour, les mangeant dans le train sur le retour pour Tokyo. Marion se délecte de glace en ce moment, faut avouer qu’ils en ont pas mal ici, parfois assez surprenantes, à base de gauffre par exemple.

Vitrine de restaurant, Narita

Au passage une petite curiosité du Japon, je savais pas où la caser parce que pas assez de matière pour en faire un article à elle toute seule, mais sans corrélation étroite avec les articles précédents : La plupart des restaurants proposent pour aguicher le client un aperçu de ses plats en vitrine dans la rue. Ces plats sont plastifiés. Le rendu est bluffant, on dirait de la vraie nourriture !

Le point positif est qu’à la fin de la ballade, je n’étais pas trempé par ma sueur, mais par la pluie (n_n).

Demain, cérémonie du thé, et après-demain, Hakone !!

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Nikko

Fontaine sacrée, vasque de granit

Il nous restait 2 jours pour bénéficier du Japan Rail Pass, autrement dit pour le rentabiliser un maximum, il fallait aller loin. Temples, jardins, on en a fait des masses et on veut changer d’air. Alors, pour donner une note un peu plus joyeuse et guillerette à notre voyage on s’est dit « et pourquoi pas visiter des tombeaux de shogun ? »

Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvé, frais comme des lardons, à 6h15 sur le pied de guerre pour le petit dej’, 7h05 à la station Nishi-Kawaguchi, et 9h pétante, nous étions arrivés à Nikko.

Pont de Shinkyo

20 minutes de marche pour arriver devant le pont Shinkyo, au pied des espaces verts délimitant la zone des temples et tombeaux qui nous attendaient…

Nous n’avons pu résister à la tentation de passer le bonjour à ce bon vieux Ieyasu Tokugawa, shogun fondateur de l’ère d’edo.

Décoration de l'écurie sacrée

Fontaines, écuries (photo des 3 singes), entrepôts… Tout est sacré !

Sauf peut-être la pagode à 4 étages, un pour chaque élément, terre, eau, feu, air, dans l’ordre ascendant.

Pagode à 4 étages

Bien sûr nous n’avons pas résisté à la tentation : après le grand-père, le petit-fils, Iemitsu, dans son sanctuaire, le Tayuin-Byo.

Nettement plus petit, ceci dit il n’a pas instauré l’ère qui a dominé le japon pendant 250 ans…

Fontaine de granit

Ceci dit il a droit aussi à sa fontaine de granit, ses Nitenmon, gardiens et dieux du vent en vert, dieu de la colère en rouge…

Un dieu veille de chaque côté des portes ici, ils sont effrayants !

Kokamon, porte chinoise de la dynastie Ming, ferme l'entrée du tombeau

Bilan de la journée : l’agence proposait 2 jours sur Nikko pour 280€, en gros le pass du premier tombeau à 1300yens, 500 yens pour le second, ça fait 1800 yens, plus le bento du midi, j’avais faim, 2500 yens en tout pour la journée, soit 25€ (et encore, un peu moins mais bon). Certes du coup je n’ai pas dormi sur place à l’hôtel ni connu les onsen de Nikko, mais bon on connaîtra ça à Hakone dans 3 jours… Et honnêtement on avait terminé les tombeaux à 3h, on pouvait largement se faire un onsen dans la foulée, mais bon on n’en connaissait pas de mixte, et pour Marion c’était moins drôle parce qu’elle aurait été seule.

Du coup se dépatouiller seul ça peut valoir le coup ! D’accord on a pas eu les explications d’un guide, mais avec le bouquin »GuidesVOIR – JAPON » édition hachette, on en a eu à foison…Bref épuisés, mais bonne expérience !

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